Calculateur de marge par chantier
Ce chantier vous rapporte combien, une fois tout payé ?
Un devis signé à 12 000 € ne dit rien de ce qu’il vous laisse. Cet outil part de votre devis, retire les fournitures, la sous-traitance, la main-d’œuvre et la part de frais généraux que le chantier doit porter, et vous montre la marge réelle. Une variante est prévue pour les architectes d’intérieur, qui raisonnent en projet et en honoraires.
Le devis
Le déboursé sec du chantier
Votre structure
Les honoraires du projet
Le temps passé, phase par phase
Les frais du projet
Ce que vous laisse le chantier
Ce que vous laisse le projet
Estimation indicative, sur la base des chiffres que vous saisissez. Pour un chantier terminé, remplacez les heures prévues par les heures réellement passées : c’est souvent là que la marge disparaît.
Le chiffre d’affaires n’est pas la marge.
Sur un chantier, la plus grande partie du devis ne vous appartient pas : elle part en fournitures, en sous-traitance et en salaires. Ce qui reste doit encore payer le local, les véhicules, l’assurance décennale, le comptable et votre temps de bureau. Ce n’est qu’après tout cela que le chantier gagne, ou perd, de l’argent.
Le résultat net affiché ici est ce qui reste une fois le chantier et sa part de frais généraux payés. Un chantier peut afficher une belle marge brute et un résultat net nul, si les frais généraux de l’entreprise sont lourds ou si les heures ont dérapé.
Du déboursé sec au prix de vente.
Le déboursé sec
C’est ce que coûte le chantier lui-même : fournitures et matériaux, sous-traitance et location de matériel, main-d’œuvre (heures × coût d’une heure charges comprises) et frais propres au chantier. C’est la base de tout prix dans le bâtiment.
Le coefficient de vente
Le prix de vente HT divisé par le déboursé sec. Un coefficient de 1,30 signifie que chaque euro dépensé sur le chantier est revendu 1,30 €. Ce coefficient doit couvrir les frais généraux de l’entreprise et dégager un bénéfice. L’outil calcule celui de votre devis réel, pas celui que vous pensez appliquer : les deux diffèrent souvent, parce que les heures et les petites fournitures sont sous-estimées au moment du devis.
Les frais généraux
Ils ne se voient sur aucun chantier, mais chaque chantier doit en porter sa part. La méthode la plus simple consiste à les exprimer en pourcentage du chiffre d’affaires : vos frais généraux annuels divisés par votre chiffre d’affaires annuel. C’est le chiffre à saisir dans l’outil.
Ce que rapporte une heure
C’est l’indicateur le plus parlant : ce qu’il reste du devis, une fois les fournitures, la sous-traitance, les frais de chantier et les frais généraux retirés, divisé par les heures passées. S’il est proche du coût d’une heure de main-d’œuvre, le chantier ne fait que se payer. S’il est en dessous, chaque heure travaillée vous coûte de l’argent.
La marge se joue phase par phase.
Pour une agence d’architecture intérieure, le chantier n’est pas un achat de matériaux : c’est du temps, vendu sous forme d’honoraires, au forfait ou en pourcentage du montant des travaux. La question devient donc : les honoraires couvrent-ils le temps réellement passé, de la première esquisse à la réception ?
La phase qui dérape le plus souvent est le suivi de chantier. Elle dépend des entreprises, des aléas et des demandes du client en cours de route, alors que les honoraires ont été fixés au départ. C’est pour cela que l’outil isole son poids et montre ce que devient le résultat si elle dure moitié plus longtemps que prévu.
Si vous revendez du mobilier ou de la décoration, la marge réalisée s’ajoute au résultat du projet. L’outil la compte à part pour que vous voyiez si vos honoraires tiennent seuls.
Les erreurs qui faussent le calcul.
Compter les heures prévues, jamais les heures réelles
Le devis est calculé sur des heures prévues. La marge, elle, dépend des heures réellement passées. Refaites le calcul en fin de chantier avec les vraies heures : c’est le seul moyen de savoir quels types de chantiers vous enrichissent et lesquels vous coûtent.
Oublier son propre temps
Un artisan seul qui ne compte pas ses heures à un coût horaire, ou un architecte qui ne valorise pas le temps passé en rendez-vous client, obtient une marge flatteuse et fausse.
Appliquer le même coefficient à tous les chantiers
Un chantier de rénovation en site occupé, un petit dépannage et un chantier neuf n’ont ni les mêmes aléas ni les mêmes temps morts. Un coefficient unique fait gagner de l’argent sur les uns et en perdre sur les autres, sans que le total le montre.
Si le calcul montre que vos prix sont trop bas, le simulateur de hausse de prix vous dit combien de chantiers ou de projets vous pouvez perdre en les augmentant, avant de gagner moins qu’aujourd’hui.
Vos chantiers vous rapportent-ils vraiment ?
On reprend ensemble vos derniers chantiers ou projets, devis par devis, lors d’un premier échange offert de 30 minutes.
Pour aller plus loin.
Comment calculer la marge d’un chantier ?
Retirez du montant HT du devis le déboursé sec (fournitures, sous-traitance, main-d’œuvre chargée, frais de chantier) : vous obtenez la marge brute. Retirez ensuite la part de frais généraux que le chantier doit couvrir : vous obtenez le résultat net du chantier.
Qu’est-ce que le déboursé sec ?
C’est le coût direct d’un chantier : matériaux, main-d’œuvre, matériel et sous-traitance, avant frais généraux et bénéfice. Il sert de base au calcul du prix de vente, en lui appliquant un coefficient.
Quel coefficient de vente appliquer ?
Celui qui couvre vos frais généraux et la marge que vous visez. Il se calcule à partir de vos propres comptes, pas d’une moyenne de la profession : deux entreprises du même métier peuvent avoir des frais généraux très différents. L’outil affiche le coefficient réel de votre devis pour le comparer à celui dont vous avez besoin.
Comment un architecte d’intérieur calcule-t-il la rentabilité d’un projet ?
En comparant les honoraires du projet au temps réellement passé, phase par phase, valorisé au coût horaire de l’agence, plus la sous-traitance et les frais. Le suivi de chantier est la phase à surveiller en priorité, parce qu’elle est la plus difficile à prévoir.